200 matchs pros avec le SCO… Bravo Monsieur Manceau !

Le 20.01.2017 à 18h41

Joueurs

200 matchs de championnat en pro sous le même maillot, et toujours la même flamme pour défendre les couleurs du SCO… Chapeau Monsieur Manceau ! Retrouvez son interview long format.

Vincent, tu as atteint samedi face à Bordeaux un cap symbolique, 200 matchs en championnat, mais quels souvenirs gardes-tu du tout premier ?
« C’était face à Sedan. J’étais rentré à la mi-temps et on avait gagné 3-0 si je me souviens bien… C’était un moment fabuleux ! Il y avait ma famille dans les tribunes, c’était beaucoup d’émotions avec une petite boule au ventre, forcément quand on entre jeu, mais c’est un souvenir que je garderai toujours en mémoire. »

Comment s’est déroulé ce match ?
« Mickaël Stéphan s’était blessé et le coach m’a fait confiance, il m’a tout de suite lancé dans le grand bain. À la fin du match, les coachs m’ont dit que c’était bien mais que ce n’était pas une fin en soi, c’était un début et il fallait continuer à travailler pour enchaîner les matchs… Et ce premier m’a amené jusqu’au 200ème, samedi dernier. »

 

« Mon premier match ? C’était un moment fabuleux ! »

 

Te souviens-tu qu’un autre cadre actuel du vestiaire, Ismaël Traoré, était présent pour tes débuts, mais dans le camp opposé ?
« Ah ouais ? Je ne m’en rappelais pas qu’il était en face pour mon premier match (rires), c’est un petit clin d’œil, je vais lui en parler je pense. »

On a également fait marcher la boite à archives… Te souviens-tu du 100ème, face à Troyes  en 2013 (3-3) ?
« Je m’en rappelle plus pour le scénario que parce que c’était le 100ème. On menait 3-0 à une demi-heure de la fin et l’ESTAC arrive à revenir à 3-3. C’était un peu spécial. Je fais une passe décisive mais il y a deux sentiments sur ce match parce que pendant 60 minutes on avait l’impression d’être au-dessus, de contrôler le match et d’un coup tout se passe à l’envers. On va dire que ça reste un bon souvenir parce qu’on n’a pas perdu (sourire). »

 

« C’était un peu une surprise et surtout une fierté d’atteindre ce cap ! »

 

On en arrive au 200ème, qu’est-ce que cela représente pour toi ?
« Je savais que j’allais le jouer dans la saison mais je ne savais pas du tout quand. C’est samedi, après le match, que l’on m’a dit que c’était le 200ème. C’était un peu une surprise et surtout une fierté d’atteindre ce cap ! Après, ce n’est toujours pas une fin en soi, il faut continuer à avancer. Ce nombre de match, c’est symbolique. Le plus important ce sont les objectifs du club ! »

Malgré tout, disputer 200 matchs avec un même club, ce n’est pas rien !
« J’ai eu la chance de toujours rester à Angers, d’évoluer avec le club au fur et à mesure. On est monté en Ligue 1 ensemble et ça m’a permis d’atteindre ce chiffre. »

 

« C’est vraiment quelque chose de fort ce qu’on a vécu ce soir-là »

 

Et sur ces 200, quel est celui qui t’a le plus marqué ?
« Il y a le match de Nancy, l’avant-dernier match de la saison de la montée. Ce n’était pas une rencontre facile là-bas, on était vraiment onze guerriers sur le terrain. On voulait un résultat et c’est ce qu’on a réussi à obtenir. C’est vraiment quelque chose de fort ce qu’on a vécu ce soir-là. C’est un peu mon match de la montée. Il y avait de la joie dans le vestiaire, même si c’était mesuré parce qu’on savait qu’’il fallait faire le boulot face à Nîmes lors de la dernière journée. Je pourrais citer cette rencontre aussi, avec le stade plein et les supporters sur le terrain, j’avais mes frères dans les tribunes, je suis allé les voir, j’avais mon neveu… c’était beaucoup d’émotions et c’était aussi une fierté d’avoir réussi à monter avec mon club ».

Et un moment plus difficile qui te revient en mémoire ?
« Ce n’est pas un moment difficile à proprement parler mais je pense au match face à Clermont, dans lequel j’avais inscrit deux buts dont un refusé. Les deux mêmes buts… C’était un drôle de sentiment. Comme je ne marque pas souvent, le premier but, je commence à le célébrer et d’un coup l’arbitre  le refuse, sans trop comprendre pourquoi… Derrière, deux minutes après, j’ai la même occasion et cette fois il compte. C’était vraiment deux sentiments à part et ça m’a marqué. »

 

« Pour l’instant, je pense surtout au 201ème »

 

Quels ont été les joueurs sur lesquels tu t’es appuyé pour progresser et atteindre ces 200matchs ?
« Beaucoup m’ont aidé à grandir, d’abord Micka Stéphan. On me comparait souvent à lui, il y a eu Greg Malicki, Jérémy Hénin avec qui je m’entendais bien et derrière il y a eu Olivier Auriac et Charles Diers avec qui j’étais proche. Ils m’ont vraiment aidé à progresser que ce soit dans ma vie ou sur le terrain. Ce sont des personnes importantes, ils ont compté et maintenant, c’est à moi de faire la même chose en aidant certains jeunes.  Si j’en fais beaucoup plus qu’auparavant de ce côté, j’ai encore des progrès à faire mais  mais ça viendra au fur et à mesure (sourire). »

Après les 200, il y a quoi ? Les 300 ? Tu t’es fixé un objectif ?
« Si je peux rester ici toute ma carrière, je le ferai avec grand plaisir mais je ne me suis pas fixé d’objectif sur le prochain nombre symbolique de matchs à franchir. Le plus important c’est d’être en Ligue 1 l’année prochaine. Quand le 300ème arrivera je le fêterai mais j’en suis encore loin. Pour l’instant je pense surtout au 201ème, dimanche contre Saint-Etienne. »

Le 20.01.2017 à 18h41

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