Yoann Andreu : « Garder une ligne de conduite et positiver »

Le 26.03.2017 à 10h42

Joueurs

Positiver et avancer. Voici la devise qui résumerait sans doute le mieux l’attitude du latéral angevin depuis le début de sa rééducation. À la Baumette, il a déjà retrouvé les premières sensations de la course et poursuit son chemin avec pour objectif d’être fin prêt pour la saison prochaine. Retrouvez son interview long format…

Yoann, première question… Comment ça va ?
« 
Ça va bien ! Le moral ça va, physiquement ça va. Je suis content d’être ici avec de tout le monde et de voir que l’ambiance est toujours bonne, que les résultats sont bons aussi, donc tout va bien. »

Tu te remets d’une blessure aux ligaments croisés, contractée face à Nantes fin décembre… Si on revient sur ce moment-là, comment l’as-tu vécu ?
« Cette blessure est assez difficile. On vit ça de manière particulière et pas dans le bon sens... Je me suis blessé le vendredi soir et jusqu’au lundi, jour de l’IRM, j’avais un espoir. J’étais un peu dans le doute, je ne savais pas si j’avais les croisés ou une entorse, je ne savais encore si c’était plus ou moins grave. À partir du moment où il y a eu le résultat de l’IRM, c’est vrai que j’ai pris un coup au moral… Je me suis fait opérer le jeudi suivant. J’avais d’ailleurs hâte à l’opération ! »

Pourquoi ?
« J’avais vite envie d’être opéré, c’est à peine si je demandais au chirurgien s’il ne pouvait pas m’opérer le lendemain parce que j’avais hâte d’être déjà dans l’optique d’avancer et de ne plus être en train de stagner, de me poser mille questions par rapport à ma blessure. Et cette opération m’a permis de déclencher le processus de rééducation. »

 

« J’ai essayé d’écourter au maximum la période d’immobilisation après l’opération parce que je ne supporte pas d’être inactif »

 

Quel rôle ont eu tes proches à ce moment précis ?
« Ma famille et mes amis ont été super importants. Je me suis fait opérer à Lyon. Ma famille et ma belle-famille habitent à Valence et Avignon, ce n’était pas très loin, donc c’était bien de les avoir à mes côtés. Et c’était la période de Noël, c’était plus compliqué que si j’avais été simplement en congés mais ça m’a fait plaisir d’être avec eux à ce moment-là. »

Quel a été ton parcours après cette opération ?
« J’ai été immobilisé pendant au moins 15 jours. Je marchais avec des béquilles, je devais glacer mon genou etc… J’ai essayé d’écourter au maximum cette période parce que je ne supporte pas d’être inactif, donc j’ai remarché assez rapidement. Certaines personnes étaient assez surprises quand je suis rentré à Angers. Mais c’était important pour moi d’être autonome pour les choses du quotidien et pour pouvoir avancer tout de suite. »

 

« Le Doc, le préparateur physique, les deux kinés… Je les remercie parce qu’ils passent beaucoup de temps avec moi, tous les jours »

 

Et ensuite ?
« Ensuite, il y a eu le premier stage à Clairefontaine. J’ai commencé à corriger tout ce qui concernait la marche, à faire un peu de renforcement. À partir du moment où je suis rentré à Angers, j’ai peaufiné un peu tout cela jusqu’à il y a deux semaines, où j’ai recommencé la course. »

Quelles ont été tes sensations lors de cette première sortie à la Baumette ?
« De bonnes sensations ! Je pense qu’une personne qui me voit courir ne se doute pas forcément que je me suis fait les ligaments croisés. Et cela, je le dois aussi au Doc, au préparateur physique, aux deux Kinés qui sont là… Franchement, c’est un message que je veux leur faire passer aussi. Je les remercie parce qu’ils passent beaucoup de temps avec moi, tous les jours. Ça ne paraît peut-être pas, comme ça, mais la rééducation, ça me prend 2 à trois fois le temps que je passais ici quand j’étais apte. C’est important d’avoir ces personnes à mes côtés. »

 

« J’essaye de retirer le côté positif, c’est bien d’être là avec mes coéquipiers »

 

À quoi ressemble une journée type de Yoann Andreu aujourd’hui ?
« En ce moment, je viens le matin en même temps que tout le monde, et je commence tout de suite le travail. Je fais de la course, je vais sur le terrain avec un des deux kinés, Antoine ou Aurélien. On travaille les appuis, la proprioception et un peu avec le ballon. Après je fais du vélo, cardio, du gainage et je prends du temps pour bien récupérer. Je reviens l’après-midi, je fais du renforcement et des soins. Benoît Pickeu m’aide beaucoup aussi et me fait des programmes. Il ne m’oublie pas (sourire) ! Je fais ça du lundi au vendredi et le week-end, j’ai besoin de couper parce que ça demande beaucoup d’efforts. »

Et que t’apporte le fait de vivre les mêmes moments que tes coéquipiers ici à la Baumette ?
« Quand les résultats étaient pas encore là en Janvier, j’avais envie de revenir pour leur donner un coup de main, et maintenant qu’ils sont là, j’ai envie de partager avec eux cette enthousiasme. Ça motive. J’essaye de retirer le côté positif de cette situation, c’est bien d’être là avec eux. Et peut-être que voir un blessé travailler tous les jours, ils se disent aussi qu’ils doivent donner le maximum parce qu’ils le peuvent. »

 

« L’important pour moi, c’est de bien récupérer, de retrouver de très bonnes sensations, peaufiner tout ça pour être prêt à la reprise »

 

Tu avais connu une longue blessure à Saint-Etienne, cette expérience t’a-t-elle aidé à mieux vivre cette période actuelle ?
« Ça m’a aidé, malgré moi, parce que j’aurais préféré ne pas avoir cette expérience… Mais ça m’a forcément aidé au niveau mental parce que la rééducation est faite de haut et de bas. Ça m’a aidé à garder une certaine ligne de conduite et à me dire que ça va passer si je garde le travail et mon sérieux. C’est un délai long, pour l’avoir déjà vécu, je m’y fais, c’est plus facile. Je suis déjà revenu de cette blessure. Et aujourd’hui je sais que c’est important de se changer les idées, de positiver. »

Quelles sont les prochaines étapes pour toi ?
« On est dans les temps, après, je ne suis pas pressé de revenir vite. Une telle blessure, normalement, c’est 6 mois et ça m’amène en pleine période de trêve. L’important pour moi, c’est de bien récupérer, de retrouver de très bonnes sensations, peaufiner tout ça pour être prêt à la reprise. Course, réathlétisation, montée en puissance et travail avec un peu de repos pendant la trêve pour que je récupère. Sinon en septembre, vous me voyez plus (rires).

Dernière question, que peut-on te souhaiter pour cette dernière ligne droite ?
« Que tout évolue comme il faut, et que la fin de saison soit belle pour le groupe parce que c’est à travers mes coéquipiers que je pourrai m’exprimer l’année prochaine ». 

Le 26.03.2017 à 10h42

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