#RétroSCO (4/4) : Direction le Stade de France !

Le 16.06.2017 à 09h46

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Fil conducteur de cette année 2017, la Coupe de France est peut-être, lorsqu’on y repense, l’un des facteurs clés qui ont permis au SCO de se relancer. Et mieux que cela, elle a permis à tout un peuple angevin de vibrer et de partager des moments merveilleux avec son équipe.

Match après match, le SCO a engrangé de la confiance depuis le début de l’année civile. Et ce capital sera particulièrement utile pour l’intense, voire un peu fou, mois d’avril qui s’annonce. Mais il ne commence pas forcément de la meilleure de manière. Angers est freiné dans son élan par son voisin (Défaite 2-1). Le FC Nantes est décidément la bête noire des Scoïstes cette saison… Pas le temps de gamberger cependant. 3 jours après, se profile un quart de finale de Coupe de France palpitant à la maison face aux Girondins de Bordeaux. Les locaux ouvrent le score à la suite d’un raid fougueux de Nicolas Pépé dans le couloir droit. Le jeune Angevin trouve Kévin Bérigaud qui marque. Bordeaux revient. Alors Cheikh Ndoye prend ses responsabilités et, d’une frappe à ras de terre, offre la qualif aux siens (Victoire 2-1). Une qualif préservée jusqu’au bout par les multiples arrêts d’Alex Letellier qui fêtait là son retour dans le onze de Stéphane Moulin.

Les rencontres s’enchaînent, il n’y a pas réellement le temps de profiter de cette joie de s’être hisser parmi les 4 dernières équipes de la compétition. Déjà, Monaco se pointe au stade désormais devenu Raymond Kopa. Valeureux, le SCO tient une nouvelle fois la dragée haute à l’ASM et surprend les observateurs par sa capacité à tenir la cadence. Seul Falcao trouve la faille. Angers doit rendre les armes (Défaite 0-1). Au futur champion, succède son futur dauphin dans l’antre scoïste. Le PSG. Lui aussi se heurte à la force collective angevine. C’est le talent d’Angel Di Maria qui finit par faire la différence, sur un coup franc imparable. Angers tente de contester la victoire avec ses munitions et, une nouvelle fois, au courage, mais l’international argentin y va de son doublé, en fin de partie, sur un contre alors que Kévin Trapp avait sorti une énorme parade devant Cheikh Ndoye quelques minutes auparavant (Défaite 0-2).

Angers a montré de très belles choses mais veut désormais les concrétiser par des points, pour valider le maintien. Ce ne sera malheureusement pas à Dijon. Les Scoïstes manquent leur première période et malgré un autre visage après la pause, ils ne peuvent recoller (Défaite 2-3). Ils avaient sans doute, inconsciemment, la tête à leur demi-finale de Coupe de France, face à Guingamp, toujours dans ce mois d’avril sans fin…

Et il suffit d’en parler, de cette demi-finale, pour que les frissons resurgissent. Le but de Thomas Mangani, le penalty imaginaire, l’arrêt d’Alexandre Letellier et le but du break de Karl Toko Ekambi… Un moment exquis, hors du temps, partagé par un stade plein à craquer et dans lequel les supporters sont restés longtemps profiter de cette joie collective (Victoire 2-0).

Là encore, difficile de savourer pleinement. Avril se termine enfin par la réception de Lyon. Et l'objectif de la saison, s'il est tout proche, n'est pas encore totalement atteint. Même constat à la fois encourageant et frustrant que face à Monaco et Paris. Un match de haut niveau de la part des partenaires de Romain Thomas dans le contenu, sans la récompense comptable au terme des 90 minutes (Défaite 1-2). Il faudra finalement attendre le tout premier rendez-vous de mai pour la délivrance. Grâce à son match nul à Lorient et au premier but de Vincent Manceau en Ligue 1 (1-1), le seuil des 40 points est acquis. C’est suffisant ! Désormais libérés, les Angevins retrouvent la réussite. A l’Allianz Riviera, le SCO fait tomber l’OGC Nice qui n’avait jamais perdu à domicile dans la saison. Puis termine sur une très belle note devant ses supporters, face à Montpellier, histoire de faire le plein d’énergie avant de monter à Paris.

27 mai, jour J. 60 ans après la dernière, Angers SCO dispute la 2ème finale de son histoire, devant plus de 20 000 Angevins bouillants et que l’on ne remerciera jamais assez pour cette ferveur. Malgré des Parisiens incisifs, le SCO tient bon en première période et parvient, à l’image du poteau de Nicolas Pépé, à trouver des brèches. Face aux assauts franciliens, les Scoïstes répondent par leur état d’esprit irréprochable et la puissance de leur groupe. Ils pensent tenir le droit d’aller jusqu’aux prolongations… Il n’en sera rien. Les émotions s’entremêlent. La déception bien sûr. Mais il y a aussi de la fierté. La fierté d’avoir réussi à atteindre cette finale historique. Supporters et joueurs ponctuent la saison face à face, sur un clapping. Approprié pour ce clap de fin... On se retrouve très bientôt !

Le 16.06.2017 à 09h46

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