Interview Hervé KoffiInterview Hervé Koffi

Tout juste auréolé de sa récompense de Joueur du Mois de Mars Agency Partners, Hervé Koffi revient sur sa belle saison en cours, son dixième clean sheet de l’exercice et sur la solidité défensive des Noir&Blanc.

Hello Hervé. Tu viens d’atteindre la barre des dix clean sheets cette saison après le match face à Lyon. Quel sentiment domine après cette performance ?

Je suis déjà très heureux d’atteindre ce niveau. Atteindre la barre des 10 clean sheets en Ligue 1 cette saison, c’est quelque chose qui me tenait à cœur. Mais la saison n’est pas encore finie, et il y a encore d’autres choses à aller chercher.

Pour ce qui est de la performance affichée face à Lyon, ça fait vraiment plaisir. Ce n’est pas que moi seul, c’est tout l’effectif, en passant par le staff aussi, les dirigeants et toutes les personnes qui travaillent pour le Club.

On a réussi à battre le record de clean sheets de la saison dernière. C’est une bonne chose mais, comme je l’ai dit, la saison n’est pas encore terminée. On est encore dans la course pour le maintien, l’objectif n’est pas totalement atteint. Il nous faut encore prendre quelques points pour pouvoir l’assurer mathématiquement.

Ce dixième clean sheet en 24 matchs te place en tête du classement du championnat pour cette statistique, aux côtés de Dominik Greif et de Robin Risser. Comment vois-tu ta saison ?

J’ai eu dans le passé des saisons où j’ai été performant mais, en termes de clean sheets, c’était différent. Cette saison, c’est autre chose. J’ai atteint la barre des 10 clean sheets, ce que je n’ai jamais eu depuis que je suis professionnel. C’est vraiment confortant et satisfaisant. Il reste encore quelques matchs. C’est à moi aussi d’essayer de pousser et de chercher à continuer de progresser.

En début de saison, personne ne croyait en nous en se disant qu’on allait être capable d’atteindre ce niveau-là et d’atteindre le palier des 10 clean sheets cette saison. Aujourd’hui, le maintien est presque acquis. C’est une belle saison.

À l’image de dimanche, on sent une vraie solidité défensive cette saison. Comment décrirais-tu ta relation avec tes défenseurs ?

Pour être gardien de but et pour faire des bonnes prestations, il faut bien s’entendre d’abord avec sa défense. C’est le cas ici. On s’entend bien dans le vestiaire. On communique bien. On rigole quand on peut rigoler et on est sérieux quand on doit l’être.

Ce qui fait notre force, c’est aussi la solidarité. Il y a eu des matchs où on est passé à côté mais, tout de suite, quand on est revenu dans le vestiaire, on a essayé de se parler, de se remotiver, de se réconforter et d’être un peu plus solide que ça.

Tout cela passe déjà par le travail, la concentration, la confiance… C’est ce qu’on a essayé de mettre en place et c’est ce qui est en train de payer pour le moment.

Le Club se place au 8ème rang des meilleures défenses du championnat, à égalité avec l’Olympique de Marseille. Quel est ton regard sur ce classement ?

Pour se maintenir, il faut avoir une bonne défense, car on est sujet à affronter de grosses équipes. Il y a pas mal de matchs qu’on a remportés 1-0. Si on a réussi à gagner ces matchs, c’est parce qu’on a été solides défensivement. C’est ce qui fait notre force cette saison.

J’espère qu’on pourra garder notre classement au niveau des meilleures défenses du championnat, ainsi que notre classement général. J’espère qu’on pourra terminer la saison en force.

Avec Jonathan Fischer, tu es également le portier ayant réalisé le plus d’arrêts cette saison en Ligue 1 McDonald’s (90). Certains gardiens brillent en étant décisifs sur des rares sollicitations, tandis que d’autres montent en puissance en enchaînant les arrêts. Quel cas de figure préfères-tu ?

Je dirais être bien sollicité. Quand tu es sollicité dans un match, tu prends confiance. Souvent, ça met l’équipe adverse en doute. Ils vont se poser beaucoup de questions, sur comment trouver une façon de marquer pour battre le gardien. Je préfère ce côté où je suis sollicité et où j’arrive à aider mon équipe quand il le faut.

Comment gères-tu la pression au moment d’effectuer un arrêt décisif ?

Ça dépend. Souvent, la pression est positive. Il faut réussir à faire l’arrêt qu’il faut. Pour cela, il faut rester focalisé, concentré et confiant.

Dans le football, il peut arriver de passer à côté de ton match ou de l’arrêt que tu aurais voulu faire. Mais le plus important, c’est de se remettre dedans pour pouvoir aider ton équipe.

Tu as été élu joueur du mois de mars par les supporters. Que représente pour toi cette distinction ?

Ça représente beaucoup de choses, à commencer par le travail qui a été abattu depuis le début de saison. Ça fait plaisir d’être récompensé et de savoir aussi que les supporters seront toujours derrière nous.

Tout ce qu’on peut faire, c’est maintenir ce niveau et cet état d’esprit. On doit se battre chaque week-end pour qu’ils soient fiers de nous.

Hervé Koffi avec son Trophée de Joueur du Mois de Mars Agency Partners.

Y a-t-il un arrêt ou un moment clé cette saison qui t’a particulièrement marqué ?

Je dirais que c’était les premiers arrêts que j’ai pu faire contre le Paris FC. Ça m’a tout de suite donné confiance.

Il y a eu aussi le match amical contre Nantes. Même si ce n’était pas un match officiel, ça m’a aussi mis en confiance. Je crois que ce sont ces matchs qui m’ont permis d’être vraiment lancé dans ma saison et d’être accepté par les supporters. C’était le cas dès le premier jour de mon arrivée, mais je devais prouver sur le terrain.

D’un point de vue personnel, avec qui passes-tu le plus de temps dans le vestiaire ?

Moi je suis ouvert à tout le monde et je parle avec tout le monde. Je n’ai pas forcément un groupe précis. Je suis avec tout le monde, donc c’est difficile de choisir.

Qu’est-ce que tu aimes faire en dehors du football ?

Je suis un gros dormeur. J’aime aussi profiter avec ma famille, ma femme et mes enfants. On fait des petites sorties, on se promène.

Sinon, je reste beaucoup à la maison. Je regarde la télé, des séries, je lis aussi la Bible. Je ne sors pas trop, à part pour des courses ou aller au parc avec les enfants.

Quelle est ta relation avec Melvin Zinga et Oumar Pona, ainsi qu’avec Greg Malicki ?

C’est une très bonne relation. Quand je suis arrivé, ce n’était pas évident avec la concurrence. Ce n’est jamais facile d’arriver dans un endroit où tu viens pour jouer et prendre la place des gardiens actuellement en place. Mais j’ai été très bien accueilli. Je pense qu’ils ont vu en moi cette personne qui a envie d’apprendre et d’aider ses coéquipiers à avancer. Il y a beaucoup de respect, c’est quelque chose de très important pour moi.

On travaille ensemble toute la semaine et, si je joue bien, c’est aussi grâce à eux. Ils me poussent à être meilleur. On forme une équipe. C’est ensemble qu’on arrive à faire ces performances et je les remercie pour ça.

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