Interview Dan SinatéInterview Dan Sinaté
Quelques jours après avoir effectué ses débuts en Ligue 1 McDonald’s, Dan Sinaté nous parle de son parcours, de ses premières apparitions en Noir&Blanc et de son épanouissement depuis son arrivée.
Beaucoup de fierté, j’étais vraiment content. En plus, je reviens un peu de loin, donc c’est un aboutissement de mon travail, même si ce n’est que le début et la première marche. Maintenant, ça me force à continuer à travailler encore plus. Je remercie le Club qui m’a accueilli au tout début. Je suis vraiment très content d’avoir effectué ma première, en attendant d’espérer avoir plus de temps de jeu.
J’étais très heureux, avec l’impression d’être dans un film. Il y a eu un peu de pression, mais une fois que j’étais sur le terrain, c’est passé. J’étais content, épanoui et heureux d’être là. J’ai très bien vécu le moment.
Sur les minutes que j’ai jouées, j’ai couru, je n’ai pas trop perdu de ballons. J’étais assez content. Maintenant, ce n’est qu’un début, les premières minutes. Donc c’est du bon pour la suite.
Dan Sinaté à propos de ses débuts en Ligue 1 McDonald’s.
J’ai commencé au Pays Montrésorois. Ensuite, je suis parti à Saint-Cyr-sur-Loire, dans la région de Tours. À Saint-Cyr et dans la région Centre, il y a une très bonne formation, donc beaucoup de recruteurs viennent voir les matchs et les tournois. C’est comme ça que j’ai été repéré par l’AS Monaco, où j’ai fait toute ma formation et ai par la suite signé mon premier contrat professionnel à 17 ans.
Si, bien sûr, c’est compliqué. Mais quand tu as vraiment le rêve d’être footballeur, tu es obligé d’y aller à fond. Il y en a qui font encore pire, qui quittent leur pays très jeunes et qui ne voient plus leur famille pendant un ou deux ans. Moi, ça allait encore, je pouvais rentrer pendant les vacances. Mais ça reste compliqué. Quand tu as un rêve comme ça, tu dois l’attraper et y aller à fond.
Elles se sont bien passées, même si j’avais parfois des problèmes personnels. Je ne me rendais pas compte de la chance que j’avais et que tous les jeunes footballeurs de mon âge auraient rêvé d’être là où j’étais. C’est après coup que j’ai compris. Ça m’a fait grandir. Je garde un bon souvenir de Monaco.
J’ai joué avec les U17 et les U19. Après, j’ai eu un problème, une opération, ce qui m’a empêché de reprendre avec la réserve. Et après ça, j’ai dû partir.
Oui, une belle victoire en 2023. Je m’en rappellerai toute ma vie. Ce sont des souvenirs incroyables quand tu es jeune. Les coachs nous disaient qu’on s’en souviendrait toute notre vie. Sur le moment, tu ne t’en rends pas compte, mais en fait c’est exceptionnel. Franchement, ce sont de très beaux souvenirs.
Oui, bien sûr. J’ai fait le tournoi de Montaigu et d’autres très bons tournois. C’était une grande fierté de représenter la France. Même si ce n’était que chez les jeunes, ça reste quelque chose de fort. J’en garde de très bons souvenirs.
Après Monaco, j’avais fait un test à Toulouse en juillet 2024 pendant un mois. Ensuite, j’ai arrêté de jouer pendant deux ou trois mois, j’étais inactif. Puis, on m’a appelé pour aller à Alavés. On m’avait promis certaines choses qui n’ont pas été tenues. Et moi aussi, mentalement, je n’étais pas prêt à continuer dans des conditions difficiles.
J’étais loin de ma famille, je ne jouais pas beaucoup, donc c’était compliqué. Je n’ai pas réussi à tenir sur la durée. Je ne me suis pas adapté, même si j’étais bien accueilli. Je n’étais pas prêt à partir à l’étranger aussi vite, je manquais de maturité et de mental. Donc j’ai préféré partir.
Je suis arrivé en test. J’ai été très bien accueilli, notamment avec la réserve. J’étais épanoui, mais dans ma tête je me disais que c’était peut-être ma dernière chance de jouer au football, parce que j’avais enchaîné les tests et ça devenait compliqué. Mais ici, je me suis vraiment senti bien. Aujourd’hui, je suis très heureux d’être là et j’ai envie de continuer l’aventure.
Le feeling est très bien passé. J’ai retrouvé mon football, j’ai pris du plaisir. J’ai senti que c’était ici que je devais continuer et voir jusqu’où je pouvais aller.
Dan Sinaté.
Franchement, je suis content. Au début, c’était un peu difficile parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas joué. Mais après, je me suis acclimaté. J’ai joué pas mal de matchs avec la réserve. En fin de saison, je commençais à m’entraîner avec les pros. Ensuite, j’ai continué dans cette dynamique. J’ai aussi participé au tournoi de Toulon avec le Mali, ce qui m’a beaucoup aidé. C’était exceptionnel, avec de très bons souvenirs.
Aujourd’hui, je suis dans la continuité du travail. Je suis content, épanoui, et j’ai hâte de retourner sur le terrain.
Oui, même si c’était quelques secondes ou quelques minutes, c’est important. Ça te met un déclic, tu comprends ce qu’est le haut niveau.
C’était contre une très bonne équipe de National 2 et il y avait de la pression, surtout avec les tirs au but. Si tu rates, c’est fini. J’étais vraiment content de faire mes débuts dans ce contexte.
Essayer de gagner du temps de jeu. Je ne demande rien. Je veux être prêt quand on fait appel à moi. Je veux continuer à travailler, progresser, et faire la différence sur les minutes que j’ai, pour montrer que je suis là et que je veux jouer le plus possible.
Mon père est malien, donc j’ai fait les démarches. Un mois avant le tournoi de Toulon, on m’a appelé. J’ai tout de suite accroché. J’ai de la famille là-bas, mon père m’a encouragé, et le coach m’a beaucoup parlé. Représenter son pays, ses racines, c’est quelque chose de fort. C’était exceptionnel.











