Interview Florent HaninInterview Florent Hanin

Formé au Havre et auteur de son premier but en Ligue 1 face à son club formateur la saison passée, Florent Hanin revient sur ses années havraises, ce qu’elles lui ont apporté et sur la saison en cours.

Florent, tu es né au Havre et tu as été formé au Havre AC. Quels souvenirs gardes-tu de ton enfance dans cette ville et de tes débuts avec le club ?

J’ai grandi dans un petit village à côté du Havre et j’ai commencé dans un petit club. C’était l’insouciance, c’était la campagne. On s’amusait, on allait au city, on jouait au foot…

Ce que je garde, c’est aussi ces belles années au centre de formation avec les copains, dans lequel on est presque tous arrivés à l’âge de 10-11 ans. C’étaient de belles aventures et j’ai reçu une belle formation.

Grandir et se former dans sa ville natale, est-ce que cela donne une saveur particulière à tes premières années de footballeur ?

Je n’avais pas vraiment le choix au départ. Je devais choisir entre Le Havre et Metz. Évidemment, j’ai choisi Le Havre parce que c’était plus proche de la famille. Pour la stabilité, c’était mieux.

Après, bien sûr, je pense que tout Havrais rêve de porter un jour les couleurs du club. Ça a été une petite fierté pour moi.

Tu y as signé ton premier contrat professionnel. Est-ce un moment fondateur dans ta carrière ?

Ça a été un premier objectif atteint. Comme je l’ai dit, quand tu es Havrais et que tu rentres dans le centre de formation, ton objectif, c’est de devenir pro dans le club. Donc c’était un premier objectif et une première étape atteinte dans mes objectifs en tant que joueur. Après, je n’ai pas réussi à beaucoup jouer avec le club. C’est un petit échec pour moi, mais ça m’a servi de leçon pour le reste de ma carrière.

Florent Hanin sous les couleurs du Havre.

Est-ce que tu gardes encore des liens avec des personnes du club ou de cette période ?

J’ai quelques contacts avec certains joueurs avec qui j’étais là-bas, qu’ils soient pros ou pas pros. On se parle de temps en temps, pas énormément, mais de temps en temps. Après, quand on va jouer contre Le Havre, j’ai toujours deux ou trois personnes qui sont là-bas avec qui je parle au début ou à la fin du match. Donc oui, j’ai toujours quelques contacts et les bons moments qu’on a vécus ensemble, on se les rappelle quand on se voit.

Par exemple, à Rennes, il y a Brice Samba. Quand je le vois, on se parle parce que j’étais avec lui au centre de formation. Quand on avait joué contre Bastia, il y avait Zacharie Boucher avec qui j’avais joué.

Le HAC est à quatre points du club au classement. Quelles seront les clés pour aller chercher un résultat samedi ?

Les clés, elles ne seront pas à trouver par rapport au Havre, mais par rapport à nous. On doit continuer ce qu’on a fait de bien contre Lyon et à Rennes. C’est-à-dire garder une solidité défensive. Et après, essayer d’être un peu plus offensif et de se créer un peu plus d’occasions, même si contre Rennes, c’était mieux.

Après, on sait que Le Havre est une vraie équipe en face. Ce n’est pas des individualités. Il va falloir être solide et répondre présent dans les duels physiques. Je pense que ce sera la clé du match.

L’an passé, tu avais inscrit le but de l’égalisation à la dernière seconde face à ces mêmes havrais. Peux-tu nous raconter ce moment, qu’on imagine particulier pour toi ?

Quand on en reparle maintenant, oui, dans le contexte, ça peut être un peu particulier. Après, moi, quand je le mets, je pense surtout que c’est un concurrent direct et que, pour le maintien, il ne fallait surtout pas qu’ils gagnent. En marquant à la dernière minute, on les met au même niveau que nous avant le match.

Donc ma joie était plus par rapport à ça. Déjà, du fait que c’était mon premier but en Ligue 1. Et après, le fait qu’ils ne prennent pas plus de points. Après, ce n’est pas parce que c’est Le Havre ou quoi que ce soit. Je n’ai aucune rancœur. Au contraire, comme je l’ai dit, j’ai beaucoup de gratitude envers eux, parce que c’est grâce à eux que je suis professionnel aujourd’hui.

Florent Hanin après son but face au Havre la saison passée.

Comment le groupe vit-il cette fin de saison ?

On la vit déjà plus sereinement que l’année dernière, parce qu’on a quand même beaucoup plus de points à ce moment-là de la saison. Je pense que l’équipe est beaucoup plus sereine. Après, on veut toujours faire les meilleurs matchs possibles et prendre le plus de points possible.

Même si on n’a pas été à notre meilleur niveau sur les derniers matchs, il y a du mieux. En plus, on a changé de tactique, donc il faut le temps de l’assimiler. Mais l’équipe est bien, sereine.

Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés ?

Non, le premier objectif, c’est le maintien. Après, bien sûr, qu’on veut toujours plus et qu’on veut essayer d’aller chercher le plus de points possibles pour finir à la meilleure place possible. Donc il n’y a pas d’objectif précis. On sait qu’il reste cinq matchs. On va essayer de prendre le plus de points possible, marquer le plus de buts et faire le plus de clean sheets possible. Et on verra à la fin de saison la place qu’on pourra aller chercher.

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