Interview Goduine KoyalipouInterview Goduine Koyalipou

Auteur de ses deux premiers buts en Noir&Blanc lors des deux derniers matchs, Goduine Koyalipou revient sur sa réalisation décisive pour le maintien et sur l’envie de l’équipe de bien finir la saison à Brest !

Bonjour Goduine. Objectif acquis, maintien validé. Comment te sens-tu quelques jours après ce match face à Strasbourg et ce but qui valide la maintien ?

Franchement, je me sens très bien. Je suis très content parce que c’était l’objectif en venant ici. Maintenant, il nous reste un match. Je suis très content pour l’équipe, pour le Club, pour les gens qui travaillent ici et, surtout, merci à la direction qui m’a fait confiance.

Qu’as-tu ressenti au moment de marquer ce but décisif ?

J’étais soulagé parce que je voulais marquer ce but à domicile. C’est vrai que la semaine passée, j’avais marqué sur pénalty à Auxerre. Maintenant, je voulais marquer devant notre public et surtout ce but pour le maintien. C’est une fierté pour moi. J’ai travaillé et ça a payé. Tout ça s’est passé au bon moment.

C’était une soirée chargée en émotions. Ce sont des moments qui restent dans une carrière ?

Comme je le disais, j’ai travaillé pour ça. L’équipe aussi a énormément travaillé. On a travaillé tous ensemble et je pense qu’on méritait de ne pas perdre ce match-là. C’était un match compliqué, mais on savait qu’il fallait faire un résultat. On ne comptait pas sur les autres équipes, on comptait sur nous et je pense que notre travail a payé contre une très bonne équipe de Strasbourg. Franchement, on ne l’a pas volé ce match-là et on est très contents.

L’après-match a été festif, mais pas vraiment pour moi parce que je suis sorti un peu sur blessure, mais rien de grave. C’était une petite douleur que j’ai eue, mais tout va bien. J’ai reçu des soins et j’ai travaillé. J’ai repris l’entraînement avec l’équipe en espérant aller à Brest tous ensemble et gagner le dernier match de la saison.

Ce but face à Strasbourg était ton deuxième au SCO après celui face à Auxerre. Ça t’avait fait du bien de marquer ce premier but ?

Oui, bien sûr, ça m’a fait du bien. Je suis un attaquant et comme je le répète, je travaille chaque semaine pour être décisif lors des matchs. C’est sûr que marquer ce pénalty m’a libéré et je pense que ça s’est vu lors du match face à Strasbourg.

Goduine Koyalipou a inscrit son premier but sous le maillot Noir&Blanc à Auxerre.

Tu es arrivé cet hiver à Angers SCO. Comment s’est passée ton intégration ?

Je savais qu’Hervé était là. Il y avait Greg (Malicki) aussi qui était là, le coach des gardiens, que j’ai connu à Niort. Ils m’ont appelé, m’ont dit que c’était un Club familial, qu’ils voulaient avec plaisir m’accompagner dans ce projet-là et qu’ils pensaient que je pouvais les aider. Donc, en venant ici, j’étais très content. Je connaissais l’équipe d’Angers, je savais comment ça se passait, je me voyais dans le projet et c’était tout simplement normal pour moi de venir ici pour essayer d’aider l’équipe.

Je m’entends bien avec tout le monde. Je suis quelqu’un de joyeux, de très simple et je pense qu’on est une équipe qui l’est, simple.

Tu as été formé et as fait tes débuts aux Chamois Niortais. Comment se sont passées tes années là-bas ?

Mes années au Chamois se sont très bien passées. Je suis de Niort, ma mère est de Niort, donc ça s’est très bien passé. J’ai fait toutes mes classes à Niort jusqu’au monde professionnel. Je suis fier.

Tu as évolué dans différents pays, découvrant ainsi plusieurs championnats. Qu’est-ce que ces expériences t’ont apporté ?

Je pense que ça m’a apporté beaucoup d’expérience, de voir d’autres cultures, de voir d’autres façons de voir le football. Je pense aussi que ça m’a beaucoup aidé dans ma progression, avec aussi le fait de parler plusieurs langues. Je pense que c’était mon destin et que j’en avais besoin. Je remercie tous ces gens-là qui m’ont fait confiance.

Tu es également international centrafricain. Qu’est-ce que cela signifie, pour toi, de représenter ton pays ? Et quelles sont les échéances à venir ?

C’est une fierté pour moi, ma famille, tout mon peuple. Je suis né au pays et représenter mon pays, aux yeux de ma famille, c’est une fierté. Et même pour moi. Étant petit, c’est ce que je voulais aussi. On a beaucoup d’objectifs avec la sélection et on va tout faire pour les atteindre, pour nos familles, les gens qui nous soutiennent et pour le pays.

Maintenant, la prochaine étape est de se qualifier pour la prochaine CAN, avec les premières échéances à venir en septembre. On a également des matchs amicaux qui arrivent en juin. J’espère que j’y serai.

Tu as toujours voulu être footballeur ?

Oui, je pense. J’ai toujours été doué là-dedans, donc je ne me voyais pas faire autre chose. Je pense que c’est une fierté d’être footballeur et surtout d’avoir la chance de faire un métier que j’aime. J’ai toujours fait du foot par plaisir, par passion.

Quels sont les attaquants qui t’inspirent ?

Il n’y a eu qu’un seul joueur, Cristiano Ronaldo. Il y a eu beaucoup d’attaquants qui m’ont inspiré, bien sûr. Mais je pense que pour moi, Cristiano Ronaldo, c’est vraiment l’exemple. Il m’inspirait énormément étant jeune et il le fait encore aujourd’hui.

Il nous reste un dernier match à jouer, à Brest. Comment le groupe appréhende-t-il ce match ?

On est très professionnels. On va là-bas pour gagner. C’est le dernier match. On n’a plus de pression. On veut vraiment prendre le maximum de plaisir tous ensemble et ressortir de là avec une victoire.

La dernière fois que tu as joué au Stade Francis-Le Blé, tu as marqué. Prêt à remettre ça dimanche et à enchaîner trois buts en trois matchs ?

Bien sûr, c’est que je veux. Je vais travailler cette semaine pour ça !

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