Interview Haris BelkeblaInterview Haris Belkebla

Haris Belkebla fait le bilan à mi-parcours dans cette saison. Il revient également sur son rôle de capitaine, sur l’échéance à venir en Coupe de France tout en ayant un mot pour les supporters.

Bonjour Haris. Angers SCO clôture cette première partie de saison à la 10ème place. Quel est ton regard sur cette première partie de saison ?

On vient de finir la phase aller, qu’on termine à la dixième place du classement. C’est plutôt positif, surtout étant donné l’objectif qu’on s’est donné en début de saison, qui est le maintien. On connaît la situation, que ce soit économique, du Club, etc. Notre objectif, c’est de nous maintenir le plus rapidement possible.

Aujourd’hui, on est sur une bonne dynamique et on a obtenu de bons résultats dernièrement. Je pense qu’après le match à Strasbourg, on a enchaîné pas mal de bons matchs, avec un autre état d’esprit. C’est plutôt positif. Il y a encore beaucoup de choses à travailler pour continuer à peaufiner le travail, mais c’est encourageant.

On sent un groupe soudé où chacun est prêt à se battre pour les autres. C’est la sensation que vous avez ?

Comme je le dis souvent, en Ligue 1, quand tu veux te maintenir, c’est très important d’avoir un groupe solide sur lequel t’appuyer. On l’a vu lors de certains matchs, où on a fait preuve d’une grande solidarité, d’un bloc équipe… C’est les valeurs qu’on a dans cette équipe, avec de supers gars. Il y a un bon mélange, que ce soit les anciens qui apportent de l’expérience, et la jeunesse qui apporte un peu sa fougue et son insouciance. Tout le monde travaille bien, dans la bonne humeur, avec le staff qui nous aide bien.

Quels sont selon toi les moments marquants de cette mi-saison ?

Il y en a eu pas mal. Je parle souvent du match contre Strasbourg, qui était très compliqué. Je pense que ce match nous a fait du bien, parce qu’il nous a fait beaucoup échanger entre nous et on s’est tous remis la tête à l’endroit. Je pense que ce n’était pas un bon match, c’est un mauvais souvenir, mais au final, c’est un match qui nous a beaucoup servi pour la suite.

Après ce match, on a tout de suite remis le bleu de chauffe et ça nous a fait comme un petit électrochoc. Je pense que si on regarde les performances et l’état d’esprit après ce match-là, ça nous a fait du bien. Je parle souvent de ce match-là.

D’un côté plus positif, je peux parler du match contre Nantes, parce que c’était le Derby et on a fait un bon match. Les supporters étaient contents que l’on gagne ce Derby à domicile. C’était une belle fête.

C’est ta première saison en tant que capitaine des Noir&Blanc. Comment as-tu assimilé ce rôle et quelle importance celui-ci a pour toi ?

C’était un honneur quand le Coach m’a désigné capitaine. Ce n’était pas pour autant que j’allais changer ma façon d’être ou quoi que ce soit. Je suis quelqu’un qui fédère beaucoup, qui aime encourager mes coéquipiers et donner des conseils aux plus jeunes. C’est ça mon rôle. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui j’ai le brassard que ça allait changer. Il y a aussi d’autres joueurs derrière moi qui sont là. Je pense aux plus anciens comme Abdoulaye Bamba, Jordan Lefort ou encore Pierrick Capelle qui ont le même rôle que moi.

En tout cas, c’est quelque chose qui m’honore. Je suis content d’avoir ce brassard. Je l’avais déjà eu à Brest une saison et j’essaie de rester le même.

Comment accompagnes-tu les jeunes ?

C’est quelque chose qui est un peu en moi. J’aime bien aider les gens et les plus jeunes. Quand j’étais jeune et que je débutais dans le monde professionnel, il y avait des grands frères qui étaient là pour nous accompagner. C’est à nous de le faire aujourd’hui.

C’est sûr que quand tu es nommé capitaine, tu as un peu plus de responsabilités. Tu dois le faire un peu plus, etc. Mais ça ne me dérange pas. C’est quelque chose qui est important pour les jeunes, qu’ils soient bien encadrés et qu’ils continuent de tirer la corde dans le bon sens.

On a aussi la chance d’avoir un staff qui est très présent. Il propose beaucoup de travail en salle pour les jeunes et, sur le terrain aussi, les accompagne beaucoup, notamment en ce qui concerne le placement par exemple.

On fait part aux jeunes de nos conseils. Ils sont très réceptifs, c’est ça aussi qui est bien.

Tu es le joueur qui a parcouru le plus de kilomètres en Ligue 1 McDonald’s cette saison. C’est un motif de satisfaction pour toi ?

Ça reste des données physiques. Il y a des matchs où je vais moins courir et où je vais être meilleur, et d’autres où je vais courir plus et être moins bon. Ce ne sont pas des choses auxquelles je fais forcément attention. Après, c’est sûr que c’est une de mes qualités fortes. Depuis que je suis jeune, j’ai cette capacité à répéter les efforts. Forcément, j’essaie de la mettre au service du collectif. C’est tout simplement naturel, on va dire. Je n’y prête pas forcément une grande attention.

Je préfère faire une bonne performance sur le terrain. Si je bats des records en termes de kilomètres, tant mieux. Mais ce n’est pas ce que je regarde en premier.

Nous sommes sur le point de retrouver Raymond-Kopa pour la première fois en 2026, avec les réceptions de Toulouse en Coupe de France et de Marseille en Ligue 1. Comment le groupe aborde-t-il ces deux rendez-vous ?

On a à cœur de bien commencer cette année. D’autant plus que, pour notre première sortie à l’extérieur, ça ne s’est pas très bien passé. On a hâte de jouer ce match contre Toulouse en Coupe de France. On sait que c’est une compétition qu’on aime bien. L’année dernière, malheureusement, on aurait pu mieux négocier ce dernier match contre Reims. On va avoir à cœur de faire un beau parcours, d’aller le plus loin possible. Ça passe par Toulouse ce week-end et on sait que ça ne va pas être facile. On les a affrontés il n’y a pas longtemps chez eux et ce fut un match assez difficile. Mais on va y aller à fond et on va essayer de nous qualifier. C’est ça qu’on retiendra.

On sait qu’en janvier, on a un enchaînement de matchs qui va arriver. Il y a Toulouse, puis Marseille et le Paris FC. Ça va s’enchaîner et on prend les matchs les uns après les autres. Pour l’instant, on se focalise à fond sur Toulouse. Une fois que le match sera passé, on basculera sur la Ligue 1.

La Coupe de France, c’est une compétition importante pour toi ?

Oui, c’est sûr. C’est l’occasion de jouer contre des équipes des divisions inférieures, des petits poussets. Je trouve que c’est une compétition intéressante. Au-delà de ça, ça reste une compétition. Ce sont des matchs à élimination directe. Sur un match, on sait que tout est possible. Même si on tombe face à des grosses équipes, ce sont des défis, des challenges qu’on se donne. Pourquoi ne pas faire un beau parcours ? Je n’ai jamais été au Stade de France. Ce serait bien si on pouvait faire un petit parcours. Ce ne serait pas de refus et on ne va pas s’interdire de rêver.

As-tu des souvenirs particuliers dans cette compétition ?

Le premier souvenir qui me vient à l’esprit, c’est le match à Bobigny la saison dernière. Ce n’est pas très loin de chez moi, contre le FC 93. Il y avait toute ma famille et mes amis qui étaient là. C’était un match comme on les connaît, en région parisienne. Ça s’est très bien passé. C’était bien de pouvoir revenir jouer avec mon équipe en professionnel contre un club amateur du coin, pas loin de chez moi. C’était sympa. En plus, on s’est qualifiés. Tout s’est bien passé. C’était bien.

L’Algérie s’est qualifiée hier pour les quarts de finale de la CAN. On imagine que tu suis assidûment la compétition ?

Oui bien sûr. Quoi qu’il arrive, je suis toujours les matchs de l’équipe nationale d’Algérie. Encore plus avec le fait qu’Himad (Abdelli) soit sélectionné. Ça rajoute encore quelque chose.

Il est rentré face à la RD Congo et il a réalisé une bonne prestation. Ils sont qualifiés et je suis content pour eux. J’espère qu’ils vont aller le plus loin possible et remporter cette coupe.

Un mot aux supporters pour cette nouvelle année ?

Tout d’abord, je voudrais les remercier d’avoir été présents lors de cette première partie de saison. Ils nous ont beaucoup aidés, nous ont poussés et ont fait des déplacements et de nombreux kilomètres. On les a vus dans les parcages à l’extérieur. À domicile aussi, on a vu leurs animations, leurs tifos… Ça nous a fait plaisir. On espère qu’ils vont continuer à nous soutenir. On sera là. On va tout faire pour les rendre heureux !

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