Interview Lilian RaolisoaInterview Lilian Raolisoa
Lilian Raolisoa nous parle de son but mémorable contre Toulouse, du cap des 100 matchs dépassé en Noir&Blanc, de son nouveau rôle de père et du déplacement à venir à Lorient.
Oui, je l’ai revu sous plusieurs angles, donc forcément… il est encore plus beau. Franchement, il est extraordinaire, tout simplement.
Beaucoup de joie, forcément. De la satisfaction aussi… et un peu de fatigue parce qu’on était en fin de match. Mais surtout de la joie, parce que c’est un but qui récompense le travail et la persévérance. Récemment, j’ai un peu moins joué, donc ça montre que je suis toujours là. Et ça, ça fait vraiment plaisir.
Au départ, je cours un peu partout, je profite, je partage ma joie avec tout le stade. Et quand j’ai vu Hervé arriver… j’étais surpris ! Il a vraiment traversé tout le terrain. C’est quelqu’un avec qui je m’entraîne beaucoup, on parle souvent ensemble, on prie aussi avant les matchs. Le voir me rejoindre pour célébrer un but comme ça, ça m’a rendu encore plus heureux.
Lilian Raolisoa à propos d’Hervé Koffi.
J’ai reçu pas mal de messages, oui. Comme d’habitude, ma famille était là. J’ai pris le temps de répondre à tout le monde. Ça fait plaisir de voir qu’on est toujours soutenu et regardé. Mais il n’y a pas un message en particulier, c’est l’ensemble qui fait chaud au cœur.
Déjà, un peu plus de fatigue à la maison. Mais surtout plus de responsabilités. Je suis très heureux d’avoir accueilli mon fils. Ça te rend plus mature, plus calme, plus patient. Franchement, je suis très heureux.
Lilian Raolisoa à propos de la récente naissance de son fils.
Non, j’arrive à bien différencier la maison et le foot. Mais c’est vrai qu’un enfant donne une force supplémentaire. Tu as envie d’aller encore plus loin, pour ta famille, pour ton fils, ta femme, tes parents, tes frères et sœurs. Cette fois, ce n’est plus seulement pour les autres, c’est pour ton fils, il dépend de toi. Les responsabilités sont encore plus grandes.
On peut dire que oui, un peu pour lui. Mais aussi pour tout ce que j’ai vécu depuis que je suis jeune. Le fait que ce soit contre Toulouse aussi, où j’ai passé plusieurs années. Tout se rejoint.
Franchement, oui, c’est une grande fierté. J’ai beaucoup galéré ici, je l’ai déjà dit. Atteindre les 100 matchs en seulement trois saisons, ça montre de la constance et de la fiabilité. Je suis très heureux de ça et j’espère continuer encore longtemps.
Je lui dirais de continuer à faire les efforts qu’il a faits, de ne rien lâcher. Parce qu’au bout, la porte finit par s’ouvrir. Il y a eu des obstacles. Mais je n’ai rien lâché, et aujourd’hui je suis là où je mérite d’être. Donc je lui dirais de travailler encore plus, toujours.
Sur ma patience et ma maturité. Avant, je travaillais par à-coups. Aujourd’hui, j’ai trouvé une vraie régularité. Et surtout, j’ai gagné en confiance. La confiance en soi, c’est essentiel. Quand tu arrives en centre de formation, tu découvres beaucoup de choses, parfois ça te fait douter. Il y a des périodes difficiles. Mais j’ai progressé grâce à ça et grâce à mon entourage.
Mon premier groupe en pro, au Parc des Princes. Mon premier but en professionnel, même si on descend cette saison-là. Et bien sûr, la montée en Ligue 1.
Il y a le match de ce week-end forcément. Et aussi ma première apparition en Ligue 1 contre Clermont en 2023.
Comme les précédents. On va bien travailler cette semaine. On veut les trois points. L’objectif, c’est de continuer sur cette lancée, être le plus régulier possible. C’est ce qu’il y a de plus difficile dans notre métier. Et bien sûr, aider l’équipe à gagner.








