Interview Marius LouërInterview Marius Louër

Marius Louër nous parle de ses débuts en professionnel effectués cette saison, tout en revenant sur ses premiers pas dans le football, son arrivée à Angers SCO et sa découverte des sélections de jeunes de l’Équipe de France.

Marius, peux-tu nous raconter comment le football est entré dans ta vie et quels en sont tes premiers souvenirs ?

J’ai commencé à Saint-Aignan-Grandlieu, dans la ville où j’ai grandi. Mon père a joué en District, à Saint-Aignan-Grandlieu et au FC Bouaye, et il m’a donné cette envie de jouer au foot. Il m’a inspiré.

Comment se sont construits tes débuts et ta progression jusqu’à intégrer le Club ?

Après Saint-Aignan-Grandlieu, je suis passé par le Pôle Espoir, à Saint-Sébastien, pendant deux ans. Durant la deuxième année du Pôle Espoirs, j’ai signé à l’USSA Vertou durant un an, en 2021, avant d’arriver à Angers SCO à l’été 2022.

En dehors du terrain, quel jeune étais-tu durant ces années-là ? Qu’est-ce qui occupait ton quotidien en dehors du football ? Et aujourd’hui ?

J’aimais voir mes amis et jouer au football, même en dehors des entraînements. Mes passions se résumaient à ça : il n’y avait que le football et les copains !

Aujourd’hui, je ne fais plus de foot en dehors des entraînements mais j’essaie de voir mes amis aussi souvent que je le peux, à Angers et à Saint-Aignan.

Quels souvenirs gardes-tu de ton arrivée ici, en 2022 ?

Lorsque j’étais à Vertou, j’ai affronté le SCO et j’ai été repéré. J’ai passé un test avec Angers lors d’un tournoi, qui s’est très bien passé avec le Coach Andreu. Par la suite, j’ai rejoint le Centre de Formation et me suis bien intégré dans un groupe avec de bons jeunes que je côtoie encore.

Tu as évolué dans plusieurs catégories au sein du Centre de Formation. Qu’est-ce que ces années t’ont apporté, aussi bien sur le plan sportif que personnel ?

Elles m’ont appris à ne jamais rien lâcher, parce que tout vient avec le travail. Ça n’arrive pas tout de suite. Le travail, je pense que c’est ce qui me définit le plus.

Durant cette période, y a-t-il des personnes ou des moments qui ont particulièrement compté pour toi ?

Je me rappelle d’un match avec la réserve où l’on m’a sorti à la mi-temps. J’ai appris à ce moment que c’était car j’allais être convoqué avec les professionnels le lendemain, en Ligue 1. Je n’étais pas au courant, donc ça m’a marqué. Il faut être prêt à tout, à n’importe quel moment.

L’été dernier, tu as signé ton premier contrat professionnel avec les Noir&Blanc. Un souvenir marquant ?

Je pense que je n’ai jamais été aussi fier. Je suis heureux de rendre fière ma famille. C’est quelque chose qui arrive rarement dans la vie, ce n’est pas courant de faire ce métier-là. C’était un objectif. À partir de mes 13 ans, quand j’ai rejoint le Pôle Espoirs, j’ai vraiment compris que mon rêve, c’était d’être footballeur. Donc j’ai tout fait pour signer professionnel.

Marius Louër lors de la signature de son premier contrat professionnel.

Tu as découvert la Ligue 1 McDonald’s en début de saison avec une première apparition face à Brest. Comment as-tu vécu cette entrée dans le monde professionnel ?

Je n’avais pas beaucoup de stress. J’avais plus une excitation : une envie de jouer et de découvrir. Quand je suis rentré sur le terrain, j’ai déconnecté tout en restant sérieux et focus sur le match. J’ai pris un maximum de plaisir et c’est quelque chose que je n’oublierai jamais.

Plus récemment, tu as disputé ton premier match complet face au RC Lens. En quoi cette expérience a-t-elle été différente de tes premières apparitions ?

Déjà, c’était à l’extérieur. J’avais effectué très peu de minutes à l’extérieur jusque-là. C’était au Stade Bollaert, un stade mythique de la Ligue 1. Ça m’a marqué. Il y avait une grande intensité. Il fallait être concentré du début à la fin. On sentait que chaque petit détail pouvait être exploité par l’adversaire.

Marius Louër face au RC Lens lors de la 27ème journée de Ligue 1 McDonald’s.

Comment s’est passée ta découverte du groupe professionnel au quotidien et qu’est-ce qui t’a le plus marqué en intégrant ce vestiaire ?

Le groupe vit bien, il y a beaucoup d’humour. Le groupe est assez jeune.

L’importance du travail en dehors du terrain m’a marqué à mon arrivée. Que ce soit en salle de musculation, la prévention, les soins… J’avais conscience de leur importance et c’est quelque chose sur lequel je travaille beaucoup plus depuis que je suis dans le groupe professionnel.

Tu comptes plusieurs sélections en Équipes de France de jeunes, des U16 jusqu’aux U19 aujourd’hui. Que représentent ces convocations pour toi et qu’est-ce qu’elles t’apportent dans ta progression ?

C’est toujours une fierté, même après avoir été appelé plusieurs fois. C’est toujours impressionnant et magique de porter le maillot des Bleus. La première fois que j’ai été appelé, j’étais super content. J’ai appelé mes parents dans la foulée et je n’y croyais pas trop. Arrivé à Clairefontaine, c’est là où je me suis rendu compte que c’était bien réel.

Pour conclure, quel message souhaites-tu adresser aux supporters qui apprennent à te découvrir ?

Qu’ils sachent que je me donnerai toujours à fond. Peu importe le score ou ce qui peut se passer en dehors, je sais que sur le terrain, je donnerai le maximum de moi-même !

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